Contrairement à ce que beaucoup (trop) de lecteurs pensent encore, la qualité d'un livre ne dépend pas de son support ! Qu'il soit papier ou numérique, le pire comme le meilleur existe... Aujourd'hui, c'est votre jour de chance, je partage avec vous le meilleur ;-)
"Le fils de la maîtresse de Pétain", écrit par Hervé Torchet et paru aux éditions Numeriklire.net, est la démonstration parfaite qu'un livre numérique peut être d'une grande qualité littéraire.
Cet excellent roman, basé sur une histoire vraie, nous plonge dans les sombres années de l'Occupation et même avant. Du temps où le nom de Philippe Pétain était synonyme de libération et pas encore de collaboration.
Tiraillé entre sa reconnaissance et son amitié pour l'amant de sa mère, Jean Ravel penchera sans équivoque pour le camp Gaulliste et rejoindra Alger.
"Mais le privilège du Maréchal continue et la micheline remonte paisiblement la France du sud au nord sans que l'occupant y mette son nez, ce qui arrange bien Jean, dont la serviette est gonflée de documents confidentiels et de messages codés. Que la mécanique se grippe un seul instant, que le parapluie se ferme, et il passera aussitôt du confort relatif du pouvoir vichyssois au verdict implacable du peloton d'exécution, en admettant même qu'il ait la chance d'éviter le transit par les bas-fonds de la torture".
Au travers de la voix de Jean Ravel, aussi poète, ce livre explique avec une infinie sensibilité la difficulté à faire des choix. "Le fils de la maîtresse de Pétain" est un vibrant hommage à ces femmes et à ces hommes de l'ombre, pour la plupart, qui ont risqué leur vie et décidé de suivre des chemins dangereux pour la Liberté.
C'est un roman intelligent et bien écrit, qui pousse à la réflexion...
"Oui, décidément, que n'est-il mort avant l'infamie de Munich, on lui édifierait des statues dans tous les villages, au lieu de quoi il sert l'Allemagne et son image encourage les Français à collaborer avec l'occupant, et il tolère que l'on arrête des enfants juifs jusque dans la propre ville où il a établi ses quartiers. A-t-il fait le tri entre les juifs et les autres, dans la tranchée de Verdun ? Bien sûr que non. Mais alors, il était encore Pétain, l'homme à la légende, un mythe qui, dans quelques mois, quand les Alliés auront renvoyé les folies de Berlin dans les soupiraux des bas-fonds de l'Histoire, aura disparu à tout jamais sous la souillure de la collaboration. Alors, surtout il était l'amant de ma mère."
A télécharger d'urgence ici pour le format epub et pour le Kindle c'est ici.
Un blog dédié à tous les amoureux du livre papier ET du livre numérique.
Affichage des articles dont le libellé est 100% numérique les livres à (re)découvrir. Afficher tous les articles
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mardi 11 novembre 2014
mardi 3 juin 2014
Connaissez-vous le "système Dogs" ?
Qui n'a jamais rêvé d'un monde où chacun pourrait avoir un serviteur dévoué, un esclave qui comblerait ses souhaits juste en levant le petit doigt, où la criminalité serait maîtrisée et rentable, les impôts grandement diminués ? Eh bien, ce monde Guillaume Cazenave l'a inventé et le décrit dans son livre "Dogs", paru au format numérique (version Kindle ici).
Un monde rêvé ? Peut-être. C'est en tout cas une véritable révolution du milieu carcéral que l'auteur propose avec son "système dogs". Plus de maison d'arrêt mais des prisonniers dressés et équipés de colliers électroniques, vendus ou loués à des propriétaires. Leur mission : servir d'esclave.
C'est un roman surprenant et original. Un roman qui pousse à la réflexion sur la condition humaine, la détention, l'oubli de soi et la liberté. Policier, SF... ? "Dogs" est un roman inclassable. C'est peut-être la raison pour laquelle on éprouve un sentiment bizarre lorsque la fin du livre approche et que l'on éteint sa liseuse...
Un monde rêvé ? Peut-être. C'est en tout cas une véritable révolution du milieu carcéral que l'auteur propose avec son "système dogs". Plus de maison d'arrêt mais des prisonniers dressés et équipés de colliers électroniques, vendus ou loués à des propriétaires. Leur mission : servir d'esclave.
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| Donatello Minaï est le Dog de la famille Des Rolles. Une famille comme une autre ; des enfants turbulents et pénibles, un mari soumis, et une maîtresse de maison acariâtre, autoritaire et désœuvrée, bien que cofondatrice et membre du très honorable Cercle des Ames Sereines. La vie de Don s'écoule entre les tâches journalières à exécuter, le planning à respecter... jusqu'au jour où madame Félicia Des Rolles et son amie Odile, riche héritière et propriétaire de Lisa une jeune Dogue décident de croiser leurs Dogs pour faire un puppy. Nulle échappatoire possible pour Donatello. Il n'a pourtant oublié ni son ex-femme ni sa petite fille Lili. Don s'exécute malgré lui. Il profite d'une attaque cardiaque de sa maîtresse pour fausser compagnie à sa famille adoptive. Il sera poursuivi, traqué, fera une rencontre qui le perdra, sera jugé, retrouvera le chenil, combattra puis retrouvera la liberté. Il sera sauvé par celle-là même qu'il refusait. Durant une grande partie du roman on éprouve de la compassion pour Donatello, pour les difficultés rencontrées, les peurs vécues, les souffrances endurées, on souhaite ardemment qu'il trouve la paix. C'est lorsqu'il retrouve la liberté que l'auteur nous explique quel crime a conduit Donatello a intégrer le système Dog... |
C'est un roman surprenant et original. Un roman qui pousse à la réflexion sur la condition humaine, la détention, l'oubli de soi et la liberté. Policier, SF... ? "Dogs" est un roman inclassable. C'est peut-être la raison pour laquelle on éprouve un sentiment bizarre lorsque la fin du livre approche et que l'on éteint sa liseuse...
vendredi 22 mars 2013
Connaissez-vous Laura Sadowski ?
Le but de ce blog est de partager autour des livres, d'échanger autour d'auteurs connus et de mettre en lumière des auteurs méconnus que apprécie. L'auteure dont je vais vous parler aujourd'hui est Laura Sadowski.
Après une enquête, menée auprès des libraires de mon quartier, qui s'est révélée infructueuse, je pense que ce (modeste) blog est le dernier recours pour tirer Laura Sadowski de son injuste anonymat. ;)
Je pourrais vous dresser la liste exhaustive de ses livres. Mais, le mieux c'est encore de les lire ! Pour les acheter c'est ici !
Il existe plusieurs dénominateurs communs aux livres de Laura Sadowski :
Après une enquête, menée auprès des libraires de mon quartier, qui s'est révélée infructueuse, je pense que ce (modeste) blog est le dernier recours pour tirer Laura Sadowski de son injuste anonymat. ;)
Amatrices et amateurs d'histoires abracadabrantesques, passez votre chemin ! Laura Sadowski compose des thrillers judiciaires. J'ai bien écrit "judiciaire", donc forcément la rigueur est de rigueur (!), les intrigues sont tirées au cordeau, les détails des procédures cadrent, étayent les histoires.
Laura est un condensé de, Harlan Coben, Michael Connelly et... Frédéric Pottecher, qui savait comme personne, retranscrire et faire partager l'ambiance des grands procès, des enjeux qui se jouent, des rebondissements et des verdicts qui tombent comme des couperets.
Parmi ses oeuvres, j'en ai choisi trois : "L'affaire Clémence Lange", "La Géométrie du tueur" et "Sanglante, sera ta fin".
Laura est un condensé de, Harlan Coben, Michael Connelly et... Frédéric Pottecher, qui savait comme personne, retranscrire et faire partager l'ambiance des grands procès, des enjeux qui se jouent, des rebondissements et des verdicts qui tombent comme des couperets.
Parmi ses oeuvres, j'en ai choisi trois : "L'affaire Clémence Lange", "La Géométrie du tueur" et "Sanglante, sera ta fin".
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J'avoue que je n'avais jamais entendu parler de cette dramatique affaire avant la lecture des évènements relatés dans "L'affaire Clémence Lange".
Nicolas Kléber est un avocat à qui tout réussit. Par un étrange concours de circonstances (bien calculées), à la veille d'un réveillon de nouvelle année, il se retrouve emprisonné à la prison de Fleury-Mérogis, où une ancienne cliente de son cabinet purge une peine de quinze ans pour avoir assassiné son patron et amant. Le procès va se rejouer entre les deux protagonistes.
Et si Clémence Lange était innocente ? Et si elle avait été désignée coupable "idéale" ? Et si une autre maîtresse avait tué la victime ? etc.
Ce huis clos entre l'avocat, la détenue et le lecteur est fort bien construit, il distille un réel malaise.
J'ai ressenti la même sensation à la lecture de "L'affaire Clémence Lange" que celle qui m'avait saisi lors de la découverte du "Pull-over rouge" de Gilles Perrault : un amer sentiment d'impuissance. |
| Avec "Sanglante, sera ta fin" nous partons bien loin de Fleury-Mérogis, pour Dallas de l'autre côté de l'Atlantique. Vous allez faire connaissance avec le système judiciaire américain et pénétrer une machination infernale... Maître Franck Farraud est désigné (pas par hasard...), pour représenter Teddy Lamar, un jeune délinquant franco-américain réfugié à Paris, qui risque la peine de mort dans son pays, vers lequel il va être extradé. Tout accuse Teddy Lamar d'un sanglant carnage. Franck Farraud voit là, l'occasion rêvée de briller en le sauvant de la peine capitale. Mais les évènements ne ne sont pas toujours ce qu'ils semblent être... Dès la première page, vous serez saisi par la rapidité des situations qui s'enchaînent, les rebondissements (toujours crédibles) vous étonneront, vous n'en décrocherez pas ! A la dernière ligne, vous direz "waouh !" tellement vous n'aurez pas vu la chute venir ! D'ailleurs, à cette chute, j'espère bien qu'il y aura une suite... Laura Sadowski vous invite, sur son blog, à découvrir le premier chapitre de "Sanglante, sera ta fin". |
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Je pourrais vous dresser la liste exhaustive de ses livres. Mais, le mieux c'est encore de les lire ! Pour les acheter c'est ici !
Il existe plusieurs dénominateurs communs aux livres de Laura Sadowski :
- Des personnages à la psychologie toujours très aiguisée, faillibles, humains, brisés.
- Des intrigues sans cesse renouvelées, assez travaillées pour être aussi réalistes qu'incroyables.
- Une écriture simple qui se prête à merveille à la complexité des histoires.
En fait, il existe surtout un dénominateur commun aux livres de Laura Sadowski : c'est le talent.
dimanche 10 février 2013
Pascal Garnier à lire et à relire en papier et en numérique
La sortie de "La Place du mort" de Pascal Garnier chez Zulma numérique est l'occasion idéale pour évoquer cet écrivain contemporain incomparable.
A l'instar des bons auteurs, Pascal Garnier avait sa propre griffe, cette façon bien à lui de conter des histoires désopilantes et effroyables, avec un humour tantôt décalé tantôt cynique et un style poétique inimitable. Ainsi, A sa mort, Fabien hériterait d'une montagne de silence".
Dans "La Place du mort", Fabien se retrouve veuf suite à "l'accident" de voiture de sa femme. Il apprend que cette dernière a trouvé la mort avec son amant à ses côtés. Dès lors Fabien, poursuit le but de rencontrer la veuve de l'amant de sa femme. Il se met à épier la malheureuse veuve Martine, soutenue dans l'épreuve par Madeleine qui n'est autre que ex-femme de son défunt mari !
Fabien est convoqué par le commissaire Forlani pour constater le décès...
- Savez-vous quelles étaient ses dernières volontés ?
- Ses dernières volontés ?
- Oui, si elle souhaitait être inhumée ou incinérée ?
- Je n'en sais rien... Je suppose qu'elle ne souhaitait pas mourir du tout, comme tout le monde.
et évoquer les tragiques circonstances de l'accident...
- Non, je ne conduis pas.
- Vous voulez dire que vous n'avez pas le permis ?
- C'est cela. Je déteste les voitures. Avouez que les événements me donnent raison, non ?
Fabien parvient enfin à capter l'attention de Martine et Madeleine et embarque avec elles pour un voyage sanglant. L'amitié naissance du trio infernal tourne à la boucherie collective ! Martine dézingue sa copine Madeleine et la loge dans le congélo. Une panne d'électricité vient à point nommé perturber ses plans...
Combien de temps fallait-il à une Madeleine pour décongeler ?
- Le supermarché ferme à l'heure du déjeuner. Il a fallu que j'attende l'ouverture. Ca fait longtemps qu'il n'y a plus de courant ?
- Suffisamment pour que Madeleine soit prête à mettre au four.
Durant tout le livre on oscille entre tendresse et cruauté. Pascal Garnier associait comme personne humour noir et personnages démesurément humains.
Alors, papier ou numérique ? Qu'importe le format... ce qui compte c'est la qualité du texte ET le plaisir de lire.
Avec Pascal Garnier, assurément, nous avons les deux.
A l'instar des bons auteurs, Pascal Garnier avait sa propre griffe, cette façon bien à lui de conter des histoires désopilantes et effroyables, avec un humour tantôt décalé tantôt cynique et un style poétique inimitable. Ainsi, A sa mort, Fabien hériterait d'une montagne de silence".
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Pascal Garnier
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"La Place du mort" au format numérique
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Dans "La Place du mort", Fabien se retrouve veuf suite à "l'accident" de voiture de sa femme. Il apprend que cette dernière a trouvé la mort avec son amant à ses côtés. Dès lors Fabien, poursuit le but de rencontrer la veuve de l'amant de sa femme. Il se met à épier la malheureuse veuve Martine, soutenue dans l'épreuve par Madeleine qui n'est autre que ex-femme de son défunt mari !
Fabien est convoqué par le commissaire Forlani pour constater le décès...
- Savez-vous quelles étaient ses dernières volontés ?
- Ses dernières volontés ?
- Oui, si elle souhaitait être inhumée ou incinérée ?
- Je n'en sais rien... Je suppose qu'elle ne souhaitait pas mourir du tout, comme tout le monde.
et évoquer les tragiques circonstances de l'accident...
- Non, je ne conduis pas.
- Vous voulez dire que vous n'avez pas le permis ?
- C'est cela. Je déteste les voitures. Avouez que les événements me donnent raison, non ?
Fabien parvient enfin à capter l'attention de Martine et Madeleine et embarque avec elles pour un voyage sanglant. L'amitié naissance du trio infernal tourne à la boucherie collective ! Martine dézingue sa copine Madeleine et la loge dans le congélo. Une panne d'électricité vient à point nommé perturber ses plans...
Combien de temps fallait-il à une Madeleine pour décongeler ?
- Le supermarché ferme à l'heure du déjeuner. Il a fallu que j'attende l'ouverture. Ca fait longtemps qu'il n'y a plus de courant ?
- Suffisamment pour que Madeleine soit prête à mettre au four.
Durant tout le livre on oscille entre tendresse et cruauté. Pascal Garnier associait comme personne humour noir et personnages démesurément humains.
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Une autre pépite de cet auteur à découvrir "Nul n'est à l'abri du succès", toujours chez Zulma. Jean-François Colombier est un écrivain accoutumé à de très médiocres tirages, jusqu'au jour où il se retrouve lauréat d'un grand prix de littérature. Avec la célébrité, tout lui tombe dessus en même temps. Mais la vie noctambule est pavée d'anges bizarres. Il croise des personnages improbables : Agathe, la une punkette totalement déjantée, Maître Billot un avocat véreux spécialiste des causes perdues téléguidé par sa mère... Le retour à la normalité va virer au cauchemar... |
Avec Pascal Garnier, assurément, nous avons les deux.
mercredi 2 janvier 2013
Avec "Chère Barbara", débutez 2013 sous les meilleurs auspices !
Lorsque l'on a goûté un premier livre d'André Delauré, il est difficile de résister aux suivants. Avec "Chère Barbara", paru récemment aux éditions 100 % numérique, Storylab, une fois de plus l'auteur ne me fait pas mentir ! Ce court texte regorge de drôlerie et de surprises.
Cette "chère" Barbara est une propriétaire très attachée à ses locataires. Elle noue avec Alain des relations plus qu'amicales. Ainsi, lorsqu'il décide de s'installer avec sa fiancée, c'est assez maladroitement (il faut bien l'avouer) qu'il annonce à Barbara son intention de décamper des lieux avec une femme de... vingt ans de moins qu'elle !
Barbara ne reste pas de bois et va même lui montrer de quel bois elle se chauffe !
Elle dézingue et ce dans la plus pure légalité ! Alain se retrouve coincé dans des procédures incessantes et ne voulant céder quelques plumes, y laissera sa chemise. Puisque l'injuste justice le condamne, Alain lui rendra la monnaie de sa pièce. C'est en justicier vengeur armé d'un rouleau et d'un pot de peinture rouge qu'il barbouille le douillet appartement de son ex-propriétaire/maîtresse. Mais, même la pire des propriétaires peut se révéler une indécrottable romantique...
" - Mais je t'aimais, moi ! Je t'aimais !
- Justement ! Je voulais qu'à la fin, les amants se retrouvent dans un chapitre haut en couleur ! Ah, ah, ah, ah ! C'est réussi, non ? On peut difficilement faire mieux !"
Cette collection porte bien son nom "des histoires 100 % dialoguées". Question dialogues affûtés et histoires savoureuses André Delauré s'y connait. Il nous le démontre une fois de plus.
Cette "Chère Barbara" est parfaite sinon un goût de trop peu...
Toutes les infos pour télécharger le livre ici.
NB. Dans le coeur de chaque propriétaire sommeille un peu d'humanité et de bonté, aussi je suis certaine que Barbara se joindrait à moi pour vous souhaiter, à toutes et à tous, le meilleur pour cette nouvelle année.
;-)
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Couverture du ebook
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André Delauré
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Cette "chère" Barbara est une propriétaire très attachée à ses locataires. Elle noue avec Alain des relations plus qu'amicales. Ainsi, lorsqu'il décide de s'installer avec sa fiancée, c'est assez maladroitement (il faut bien l'avouer) qu'il annonce à Barbara son intention de décamper des lieux avec une femme de... vingt ans de moins qu'elle !
Barbara ne reste pas de bois et va même lui montrer de quel bois elle se chauffe !
Elle dézingue et ce dans la plus pure légalité ! Alain se retrouve coincé dans des procédures incessantes et ne voulant céder quelques plumes, y laissera sa chemise. Puisque l'injuste justice le condamne, Alain lui rendra la monnaie de sa pièce. C'est en justicier vengeur armé d'un rouleau et d'un pot de peinture rouge qu'il barbouille le douillet appartement de son ex-propriétaire/maîtresse. Mais, même la pire des propriétaires peut se révéler une indécrottable romantique...
" - Mais je t'aimais, moi ! Je t'aimais !
- Justement ! Je voulais qu'à la fin, les amants se retrouvent dans un chapitre haut en couleur ! Ah, ah, ah, ah ! C'est réussi, non ? On peut difficilement faire mieux !"
Cette collection porte bien son nom "des histoires 100 % dialoguées". Question dialogues affûtés et histoires savoureuses André Delauré s'y connait. Il nous le démontre une fois de plus.
Cette "Chère Barbara" est parfaite sinon un goût de trop peu...
Toutes les infos pour télécharger le livre ici.
NB. Dans le coeur de chaque propriétaire sommeille un peu d'humanité et de bonté, aussi je suis certaine que Barbara se joindrait à moi pour vous souhaiter, à toutes et à tous, le meilleur pour cette nouvelle année.
;-)
dimanche 30 décembre 2012
"En route, mauvaise troupe !", le livre, lui, est excellent !
Il y a plusieurs mois, j'ai eu le plaisir de vous faire découvrir le premier livre de Françoise Colonge "Sacrée Edith !". Cette très heureuse découverte avait d'ailleurs donné lieu à un post à voir ou revoir ici.
Lorsqu'un auteur me plait, j'aime le suivre, épier ce qu'il écrit histoire de confirmer (ou pas) ma première impression. En parcourant le site de l'éditeur pure-player, Le Gaulois Nomade, j'aperçois un nouveau livre de Françoise Colonge. Sans hésitation, je télécharge son dernier roman : "En route, mauvaise troupe".
Quand un livre parvient à nous laisser des images, des mots, des sensations fortes en mémoire, des mois après avoir été lu, c'est qu'il y a, inévitablement, une rencontre qui s'est produite entre le texte et le lecteur.
Ce second livre de Françoise Colonge n'a rien de commun avec le premier (qui était un recueil de nouvelles formidables). Il s'agit là d'un roman contant la naissance et la vie d'une troupe de comédiens amateurs du Nord de la France. Tout commence par une petite annonce passée par Christine, metteuse en scène et traductrice de la pièce. Neuf bénévoles vont se manifester pour participer à ce projet de théâtre.
Neuf personnages très différents ! du quinqua qui a déjà brûlé les planches, à l'étudiante qui poursuit ses études "pour faire plaisir à papa-maman", au fonctionnaire quotidiennement rabaissé par sa femme et qui aimerait bien avoir son heure de gloire un jour, au jeune architecte imbu de sa personne, à l'étudiant en lettres mal dans sa peau, à la cinquantenaire qui (re)commence à vivre en retrouvant un amour de jeunesse, etc.
Des liens vont se nouer, des amitiés vont naître. Tous les personnages trouvent admirablement bien leur place dans ce ballet de comédiens dirigé avec brio. L'équilibre est parfait !
Chaque comédien prend la parole, tour à tour, pour exprimer ses sentiments sur le texte, sur les autres acteurs, sur sa vie, ses problèmes, ses doutes, etc . Drôles et sensibles, les personnages ont tous une faille.
Le roman oscille entre profondeur et émotion. Benjamin, cadet de la bande, abandonné par sa mère, aux allures de psychopathe, découvre sa vraie personnalité : "Je m'attendais à accueillir une belle-mère et c'est la perfection... J'ai pensé à Phèdre : "Je rougis, je pâlis à sa vue ; un trouble s'éleva dans mon âme éperdue".
L'humour n'est pas en reste ! Eléna dont l'admiration de ses parents n'a aucune borne : "... ma mère voulait que j'aille m'inscrire dans une agence de mannequin. Je lui ai répondu qu'avec mon mètre 55, je n'avais aucune chance d'être sélectionnée. Alors, aujourd'hui, forcément, elle m'imagine déjà au festival de Cannes..."
Ou encore Maxime, en toute modestie : "... Quant aux filles, j'ai eu toutes celles que je voulais, et même quelques unes, que je ne voulais pas (je suis trop gentil, j'ai du mal à dire non !).
La perspicacité ne vous faisant pas défaut, vous l'aurez compris, "En route, mauvaise troupe" est un roman qu'il faut lire pour passer un excellent moment !
A télécharger au format Kindle ici.
Lorsqu'un auteur me plait, j'aime le suivre, épier ce qu'il écrit histoire de confirmer (ou pas) ma première impression. En parcourant le site de l'éditeur pure-player, Le Gaulois Nomade, j'aperçois un nouveau livre de Françoise Colonge. Sans hésitation, je télécharge son dernier roman : "En route, mauvaise troupe".
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Françoise Colonge
| Couverture du livre numérique |
Ce second livre de Françoise Colonge n'a rien de commun avec le premier (qui était un recueil de nouvelles formidables). Il s'agit là d'un roman contant la naissance et la vie d'une troupe de comédiens amateurs du Nord de la France. Tout commence par une petite annonce passée par Christine, metteuse en scène et traductrice de la pièce. Neuf bénévoles vont se manifester pour participer à ce projet de théâtre.
Neuf personnages très différents ! du quinqua qui a déjà brûlé les planches, à l'étudiante qui poursuit ses études "pour faire plaisir à papa-maman", au fonctionnaire quotidiennement rabaissé par sa femme et qui aimerait bien avoir son heure de gloire un jour, au jeune architecte imbu de sa personne, à l'étudiant en lettres mal dans sa peau, à la cinquantenaire qui (re)commence à vivre en retrouvant un amour de jeunesse, etc.
Des liens vont se nouer, des amitiés vont naître. Tous les personnages trouvent admirablement bien leur place dans ce ballet de comédiens dirigé avec brio. L'équilibre est parfait !
Chaque comédien prend la parole, tour à tour, pour exprimer ses sentiments sur le texte, sur les autres acteurs, sur sa vie, ses problèmes, ses doutes, etc . Drôles et sensibles, les personnages ont tous une faille.
Le roman oscille entre profondeur et émotion. Benjamin, cadet de la bande, abandonné par sa mère, aux allures de psychopathe, découvre sa vraie personnalité : "Je m'attendais à accueillir une belle-mère et c'est la perfection... J'ai pensé à Phèdre : "Je rougis, je pâlis à sa vue ; un trouble s'éleva dans mon âme éperdue".
L'humour n'est pas en reste ! Eléna dont l'admiration de ses parents n'a aucune borne : "... ma mère voulait que j'aille m'inscrire dans une agence de mannequin. Je lui ai répondu qu'avec mon mètre 55, je n'avais aucune chance d'être sélectionnée. Alors, aujourd'hui, forcément, elle m'imagine déjà au festival de Cannes..."
Ou encore Maxime, en toute modestie : "... Quant aux filles, j'ai eu toutes celles que je voulais, et même quelques unes, que je ne voulais pas (je suis trop gentil, j'ai du mal à dire non !).
La perspicacité ne vous faisant pas défaut, vous l'aurez compris, "En route, mauvaise troupe" est un roman qu'il faut lire pour passer un excellent moment !
A télécharger au format Kindle ici.
mardi 25 décembre 2012
"Bruges-la-Morte" : un livre à ressusciter !
Par ce temps pluvieux et gris, je me suis plongée dans la lecture de "Bruges-la-Morte" de Georges Rodenbach, paru chez le pure-player Belge, ONLIT EDITIONS.
Hugues Viane, veuf inconsolable, s'est retiré à Bruges pour y vivre un deuil inconsolable. Au cours d'une promenade il aperçoit, Jane, jeune danseuse, ressemblant trait pour trait (du moins en apparence) à son épouse décédée. Décidé, coûte que coûte, à faire revivre au travers de cette femme, celle qu'il ne peut oublier, chérissant ses reliques, conservant amoureusement chaque trace, il va nouer avec Jane une relation qui aboutira à un bien sombre dessein.
Ce livre nous entraîne dans la Bruges du XIXe siècle, au fil de ses canaux, de ses monuments, de ses conventions religieuses et bourgeoises. Une atmosphère empreinte de mélancolie, de poésie et de classicisme.
Le narrateur entretient sans cesse un jeu entre la morte et ses déambulations dans Bruges.
"... Hugues se sentit plus troublé encore. Depuis, la mort de sa femme, il n'avait entendu aucune musique. Il avait peur du chant des instruments. Même un accordéon dans les rues, avec son petit concert asthmatique et acidulé, lui tirait des larmes. Et aussi les orgues, à Notre-Dame et à Sainte-Walburge, le dimanche quand ils semblaient draper par-dessus les fidèles des velours noirs et des catafalques de sons."
"... La bonne matinée ! Et comme elle allait d'un pas allègre, dans le soleil clair, émue d'un cri d'oiseau, de l'odeur des jeunes pousses en ce faubourg déjà rustique où verdoient les sites choisis du Minnewater - le lac d'amour, a-t-on traduit, mais mieux encore : l'eau où l'on aime !..."
L'histoire se dénoue, le jour de la procession du Saint-Sang.
"... La procession défilerait au quai du Rosaire, sous les fenêtres du Hugues. Jane n'avait jamais assisté au célèbre cortège et s'en montra curieuse..."
Jane s'invite quai du Rosaire, chez Hugues, impatiente d'évaluer sa fortune. Elle découvre alors l'intérieur resté en l'état et agrippe une natte de cheveux blonds posés sous une cloche de verre. Elle s'en empare...
"... Hugues qui l'épiait, avec un malaise de la voir circuler là, éprouva soudain une vive souffrance de la plaisanterie inconsciemment cruelle, de l'atroce badinage qui effleurait la sainteté de la morte..."
"... Il avait saisi la chevelure que Jane tenait toujours enroulée à son cou, il voulut la reprendre ! Et farouche, hagard, il tira, serra autour du cou la tresse qui, tendue, était roide comme un câble.
Jane ne riait plus ; elle avait poussé un petit cri, un soupir, comme le souffle d'une bulle expirée à fleur d'eau. Etranglée, elle tomba."
Je vous souhaite de passer un aussi joli moment que moi avec "Bruges-la-Morte" ! C'est à la fois un texte d'une poésie délicate et une balade enchanteresse dans la Bruges du XIXe siècle...
Pour avoir toutes les infos sur les formats à télécharger, c'est ici !
Hugues Viane, veuf inconsolable, s'est retiré à Bruges pour y vivre un deuil inconsolable. Au cours d'une promenade il aperçoit, Jane, jeune danseuse, ressemblant trait pour trait (du moins en apparence) à son épouse décédée. Décidé, coûte que coûte, à faire revivre au travers de cette femme, celle qu'il ne peut oublier, chérissant ses reliques, conservant amoureusement chaque trace, il va nouer avec Jane une relation qui aboutira à un bien sombre dessein.
Ce livre nous entraîne dans la Bruges du XIXe siècle, au fil de ses canaux, de ses monuments, de ses conventions religieuses et bourgeoises. Une atmosphère empreinte de mélancolie, de poésie et de classicisme.
Le narrateur entretient sans cesse un jeu entre la morte et ses déambulations dans Bruges.
"... Hugues se sentit plus troublé encore. Depuis, la mort de sa femme, il n'avait entendu aucune musique. Il avait peur du chant des instruments. Même un accordéon dans les rues, avec son petit concert asthmatique et acidulé, lui tirait des larmes. Et aussi les orgues, à Notre-Dame et à Sainte-Walburge, le dimanche quand ils semblaient draper par-dessus les fidèles des velours noirs et des catafalques de sons."
"... La bonne matinée ! Et comme elle allait d'un pas allègre, dans le soleil clair, émue d'un cri d'oiseau, de l'odeur des jeunes pousses en ce faubourg déjà rustique où verdoient les sites choisis du Minnewater - le lac d'amour, a-t-on traduit, mais mieux encore : l'eau où l'on aime !..."
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Eglise de Sainte-Walburge
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Lac du Minnewater
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"... La procession défilerait au quai du Rosaire, sous les fenêtres du Hugues. Jane n'avait jamais assisté au célèbre cortège et s'en montra curieuse..."
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| Quai du Rosaire |
"... Hugues qui l'épiait, avec un malaise de la voir circuler là, éprouva soudain une vive souffrance de la plaisanterie inconsciemment cruelle, de l'atroce badinage qui effleurait la sainteté de la morte..."
"... Il avait saisi la chevelure que Jane tenait toujours enroulée à son cou, il voulut la reprendre ! Et farouche, hagard, il tira, serra autour du cou la tresse qui, tendue, était roide comme un câble.
Jane ne riait plus ; elle avait poussé un petit cri, un soupir, comme le souffle d'une bulle expirée à fleur d'eau. Etranglée, elle tomba."
Je vous souhaite de passer un aussi joli moment que moi avec "Bruges-la-Morte" ! C'est à la fois un texte d'une poésie délicate et une balade enchanteresse dans la Bruges du XIXe siècle...
Pour avoir toutes les infos sur les formats à télécharger, c'est ici !
mardi 11 décembre 2012
Martine d'hier... Martine d'aujourd'hui
Plusieurs générations de petites filles ont été endoctrinées par les aventures de Martine ! Nous y étions toutes "accros". Chaque nouvel album était un voyage au pays des Bisounours (avant l'heure !). Grâce à Martine beaucoup de petites filles, dont je faisais partie, ont pris le virus de la lecture. Alors "MERCI MARTINE !"
Les fillettes d'aujourd'hui peuvent découvrir son univers en version "papier" et "numérique" avec une application interactive. En 2010, Casterman a confié à Media Tools le projet de transposer l'héroïne sur écran. Le projet est abouti et se dote chaque mois de fonctionnalités mises à jour (en mode "push").
Patapouf, Minet et Moustache n'ont pas bougé d'un poil ! Sur la demande des héritiers de Marcel Marlier, Media Tools a respecté scrupuleusement les recommandations : conserver intégralement le graphisme, les dessins originaux et la mise en page. Autant dire "copier/coller" l'album papier !!
On peut voir, dans la vidéo de démonstration de Casterman, du Club Martine que la version papier a été conservée à la virgule près...
Qu'apporte de plus la version numérique ?
Les fillettes d'aujourd'hui peuvent découvrir son univers en version "papier" et "numérique" avec une application interactive. En 2010, Casterman a confié à Media Tools le projet de transposer l'héroïne sur écran. Le projet est abouti et se dote chaque mois de fonctionnalités mises à jour (en mode "push").
Patapouf, Minet et Moustache n'ont pas bougé d'un poil ! Sur la demande des héritiers de Marcel Marlier, Media Tools a respecté scrupuleusement les recommandations : conserver intégralement le graphisme, les dessins originaux et la mise en page. Autant dire "copier/coller" l'album papier !!
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Couverture de "Martine monte à cheval"
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Page 1 de l'album "Martine monte à cheval"
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On peut voir, dans la vidéo de démonstration de Casterman, du Club Martine que la version papier a été conservée à la virgule près...
Qu'apporte de plus la version numérique ?
- Un choix dans le mode de lecture : "lis seul" ou "raconte'moi".
- Une explication sur les mots difficiles qui aide à la compréhension de l'enfant.
- Une légende des illustrations permet à l'enfant de faire une corrélation texte/images.
- De jouer ! Les albums proposent des (quizz, jeu des différences, puzzle).
Il faut noter la volonté de Casterman de ne pas laisser une version concurrencer l'autre. Ainsi, des ponts sont jetés entre le format livre papier et numérique. Il est possible d'acheter directement sur la version numérique le livre papier.
Cette application, d'environ 3 €, est disponible dans toutes les bonnes crèmeries en ligne, médiathèques et écoles.
Elles est téléchargée pas moins de 200 fois par jour... preuve que Martine n'a pas fini de rassembler les foules !
mercredi 7 novembre 2012
Comprendre les enjeux du Webmarketing dans l'édition
Bon, le Webmarketing tout le monde sait ce que c'est, mais le Webmarketing adapté au métier de l'édition, c'est déjà plus obscure. Eh bien, ça ne le sera plus si vous lisez l'ouvrage de Fabrice Bertocci "L'Edition et le Webmarketing".
C'est un livre à la fois didactique, synthétique, pratique, enrichi d'interviews de dirigeants intéressants (Editions Harlequin, Hachette), truffé de références d'études et de conseils judicieux.
Cet ouvrage est à réserver à un public averti ! Vous n'échapperez pas aux WSOT, Mix marketing ou autre CRM !
En conclusion, l'auteur nous donne la recette imparable pour réussir :
"Le marketing digital du livre est une addition de dispositifs minutieusement choisis, resserrés qui n'ont de sens et d'efficacité par les relations qu'ils entretiennent les uns avec les autres et par leur contribution au dessein final.
Il faut une vision préalable, un plan, du temps, du doigté, de la constance. Et beaucoup de passion".
Enfin, "L'Edition et le Webmarketing", (édité chez Numériklivres dans la collection Comprendre le livre numérique), nous rappelle surtout que le Webmarketing est avant tout une affaire de technique ET de BON SENS !
Bonne lecture !
Cet ouvrage est à réserver à un public averti ! Vous n'échapperez pas aux WSOT, Mix marketing ou autre CRM !
En conclusion, l'auteur nous donne la recette imparable pour réussir :
"Le marketing digital du livre est une addition de dispositifs minutieusement choisis, resserrés qui n'ont de sens et d'efficacité par les relations qu'ils entretiennent les uns avec les autres et par leur contribution au dessein final.
Il faut une vision préalable, un plan, du temps, du doigté, de la constance. Et beaucoup de passion".
Enfin, "L'Edition et le Webmarketing", (édité chez Numériklivres dans la collection Comprendre le livre numérique), nous rappelle surtout que le Webmarketing est avant tout une affaire de technique ET de BON SENS !
Bonne lecture !
mardi 6 novembre 2012
C'est Byook et c'est bien !
Byook est une jeune société de création de livres numériques, fondée en 2009, par des anciens du jeu vidéo.
Byook innove et se démarque en matière de livre en développant une nouvelle expérience de lecture à mi-chemin entre livre d'auteur et jeu vidéo. Les livres de ces jeunes gens plein d'avenir sollicitent notre imagination, s'adaptent intelligemment aux supports numériques tout en respectant notre confort de lecture.
L'application est disponible aux formats iPad et iPhone. Faites votre propre expérience en téléchargeant, gratuitement, "Little fear".
La célèbre Tara Duncan a, elle aussi, été byookisée !
Byook innove et se démarque en matière de livre en développant une nouvelle expérience de lecture à mi-chemin entre livre d'auteur et jeu vidéo. Les livres de ces jeunes gens plein d'avenir sollicitent notre imagination, s'adaptent intelligemment aux supports numériques tout en respectant notre confort de lecture.
Découvrez, en vidéo, le teaser de "Little fear"
L'application est disponible aux formats iPad et iPhone. Faites votre propre expérience en téléchargeant, gratuitement, "Little fear".
La célèbre Tara Duncan a, elle aussi, été byookisée !
lundi 29 octobre 2012
"Les pieds de la femme boutonnière" : un bon livre numérique à découvrir
Encore un joli livre numérique écrit avec finesse ! N'en déplaise aux "pro papiers", il est possible (et de plus en plus) de savourer de belles pages au format électronique.
"Les pieds de la femme boutonnière" de Christine Claude en est un bon exemple. Ne vous fiez pas à la couverture, ce livre est en fait un recueil de trois nouvelles.
Trois voyages dépaysants à deux pas de chez vous !
Le premier, "Les pieds de la femme boutonnière", vous invite dans le coeur du village de Montmartre, rue Lepic, où Ma, la boutonnière et Milo le coursier, vont se lier d'amitié. Lorsque vous l'aurez lu vous comprendrez mieux l'illustration de la couverture du livre...
Le second, "Du jasmin sur la gouttière" (mon préféré !), est le récit de vies mêlées des habitants d'un immeuble qui vont peu à peu se découvrir et s'apprécier.
Enfin, "La faute à Lilou", est l'histoire d'une petite fille, dont le papa s'occupe de Lilou, une enfant surdouée ! Mais alors surdouée en tout (piano, écriture, poésie...) et devient inévitablement objet de comparaison.
Le dénominateur commun de ces trois chroniques c'est l'humanité et la sensibilité. Ces personnages, vous les rencontrez tous les jours, dans votre immeuble, dans la rue, sans les voir, sans jamais les connaître.
Aussi, je vous promets que ceux croisés dans "Les pieds de la femme boutonnière" vous n'êtes pas près de les oublier !
Cette belle découverte est à télécharger ici.
Bon voyage !
"Les pieds de la femme boutonnière" de Christine Claude en est un bon exemple. Ne vous fiez pas à la couverture, ce livre est en fait un recueil de trois nouvelles.
Trois voyages dépaysants à deux pas de chez vous !
Le premier, "Les pieds de la femme boutonnière", vous invite dans le coeur du village de Montmartre, rue Lepic, où Ma, la boutonnière et Milo le coursier, vont se lier d'amitié. Lorsque vous l'aurez lu vous comprendrez mieux l'illustration de la couverture du livre...
Le second, "Du jasmin sur la gouttière" (mon préféré !), est le récit de vies mêlées des habitants d'un immeuble qui vont peu à peu se découvrir et s'apprécier.
Enfin, "La faute à Lilou", est l'histoire d'une petite fille, dont le papa s'occupe de Lilou, une enfant surdouée ! Mais alors surdouée en tout (piano, écriture, poésie...) et devient inévitablement objet de comparaison.
Le dénominateur commun de ces trois chroniques c'est l'humanité et la sensibilité. Ces personnages, vous les rencontrez tous les jours, dans votre immeuble, dans la rue, sans les voir, sans jamais les connaître.
Aussi, je vous promets que ceux croisés dans "Les pieds de la femme boutonnière" vous n'êtes pas près de les oublier !
Cette belle découverte est à télécharger ici.
Bon voyage !
samedi 20 octobre 2012
Un p'tit coup de mou ? Un Marie Potvin et ça repart !
Si vous résidez en Ile-de-France, il ne vous a certainement pas échappé que c'est la fête à la grenouille depuis déjà plusieurs jours ! Votre moral commence à sérieusement décliner au risque de supplanter votre optimisme légendaire. Dites : stop ! Téléchargez de suite l'arme fatale québécoise : Marie Potvin !
"Le retour de Manon Lachance" va vous donner, comme qui dirait, un bon coup de pied au derrière !
Manon, après avoir hérité d'un petit magot de sa grand-mère, revient dans la ville de sa jeunesse où elle achète une vieille bicoque. Elle compte bien faire exécuter les travaux par Patrick, un sympathique ami, qui cumule les deux qualités (plutôt rares notez bien !) d'être à la fois un bon bricoleur et doté d'un physique plutôt avantageux. Et patatra ! Rien ne se passe comme prévu... notre sauveur prend ses jambes à son cou laissant notre pauvre Manon seule avec sa maison délabrée.
Finalement ce départ sera salvateur. La démission* de Patrick va être l'occasion pour Manon d'affronter son passé**, de renouer avec une personne*** qui a ruiné son avenir, tout simplement les évènements vont mener Manon à faire son deuil.
Je ne vous en dit pas plus...
Cet opus de Marie Potvin est bien construit, il est basé sur une série de flashback. Le lecteur (donc vous bientôt !) comprend progressivement les relations conflictuelles entre les protagonistes. La narration est alerte, le vocabulaire rafraîchissant et dépaysant (comme toujours).
Vous passerez un bon moment et tout ça en dépit de l'absence d'un campivallancien**** ou d'un Jos Louis**** !
* Mais pourquoi a t-il démissionné ce gredin de Patrick ?
** Oh, la, la mais qu'est-ce qui a bien pu lui arriver ?
*** Un homme ? une femme ? un extra-terrestre ?...
**** En plus, vous étendrez votre vocabulaire québécois !
Vous avez toutes les bonnes raisons de télécharger "Le retour de Manon Lachance" aux éditions Numériklivres. C'est facile, si vous êtes Kindle c'est ici, ou iBookStore c'est là !
Bonne lecture !
"Le retour de Manon Lachance" va vous donner, comme qui dirait, un bon coup de pied au derrière !
Manon, après avoir hérité d'un petit magot de sa grand-mère, revient dans la ville de sa jeunesse où elle achète une vieille bicoque. Elle compte bien faire exécuter les travaux par Patrick, un sympathique ami, qui cumule les deux qualités (plutôt rares notez bien !) d'être à la fois un bon bricoleur et doté d'un physique plutôt avantageux. Et patatra ! Rien ne se passe comme prévu... notre sauveur prend ses jambes à son cou laissant notre pauvre Manon seule avec sa maison délabrée.
Finalement ce départ sera salvateur. La démission* de Patrick va être l'occasion pour Manon d'affronter son passé**, de renouer avec une personne*** qui a ruiné son avenir, tout simplement les évènements vont mener Manon à faire son deuil.
Je ne vous en dit pas plus...
Cet opus de Marie Potvin est bien construit, il est basé sur une série de flashback. Le lecteur (donc vous bientôt !) comprend progressivement les relations conflictuelles entre les protagonistes. La narration est alerte, le vocabulaire rafraîchissant et dépaysant (comme toujours).
Vous passerez un bon moment et tout ça en dépit de l'absence d'un campivallancien**** ou d'un Jos Louis**** !
* Mais pourquoi a t-il démissionné ce gredin de Patrick ?
** Oh, la, la mais qu'est-ce qui a bien pu lui arriver ?
*** Un homme ? une femme ? un extra-terrestre ?...
**** En plus, vous étendrez votre vocabulaire québécois !
Vous avez toutes les bonnes raisons de télécharger "Le retour de Manon Lachance" aux éditions Numériklivres. C'est facile, si vous êtes Kindle c'est ici, ou iBookStore c'est là !
Bonne lecture !
dimanche 14 octobre 2012
Redécouvrez Zola et "Une histoire des Grands Magasins"
Courez à l'exposition "L'impressionnisme et la mode" au musée d'Orsay (ouverte jusqu'au 20 janvier) !
Si les peintures sont en grande partie issues du fond permanent du musée, les toilettes et documents présentés viennent tout droit du musée Galliera (fermé pour rénovation). C'est le moment de remonter le temps, au début de la riche, bourgeoise et heureuse Troisième République.
Cette magnifique exposition propose un bel assortiment de gravures de mode, de publicités, de robes et de fragrances, notamment celles d'un certain Aimé Guerlain.
Pour prolonger cette belle balade et replonger au temps des premiers grands magasins, je vous recommande la lecture d'un ouvrage très bien documenté "Une histoire des grands magasins" de Jan Whitaker chez (l'excellent éditeur de livres d'art) Citadelles & Mazenod.
Si les peintures sont en grande partie issues du fond permanent du musée, les toilettes et documents présentés viennent tout droit du musée Galliera (fermé pour rénovation). C'est le moment de remonter le temps, au début de la riche, bourgeoise et heureuse Troisième République.
Cette magnifique exposition propose un bel assortiment de gravures de mode, de publicités, de robes et de fragrances, notamment celles d'un certain Aimé Guerlain.
Pour prolonger cette belle balade et replonger au temps des premiers grands magasins, je vous recommande la lecture d'un ouvrage très bien documenté "Une histoire des grands magasins" de Jan Whitaker chez (l'excellent éditeur de livres d'art) Citadelles & Mazenod.
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Certes, il vous en coûtera près de 70 €, mais l'ouvrage les vaut largement. Et puis, c'est tout de même moins onéreux qu'un James Tissot ou Alfred Stevens !
Bien-sûr, le "must" c'est de renouer avec Zola et de relire avec délectation "Au bonheur des Dames" version papier 2012 ou 1883... c'est au choix !
Bien-sûr, le "must" c'est de renouer avec Zola et de relire avec délectation "Au bonheur des Dames" version papier 2012 ou 1883... c'est au choix !
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Ou bien encore la version numérique, format ePub à 0,99 €. Là, c'est imbattable !
Quoi qu'il en soit, je suis rassurée de vous laisser en si bonne compagnie !
mardi 25 septembre 2012
"Sacrée Edith", le livre d'une sacrée auteure !
Certains livres laissent des traces indélébiles... d'autres pas !
"Sacrée Edith", recueil de nouvelles édité chez le pure player Le Gaulois Nomade, fait partie de cette première catégorie
Françoise Colonge nous fait don d'une dizaine de nouvelles hors du commun et pourtant d'une simplicité désarmante. Toutes ont un petit je-ne-sais-quoi qui fait mouche !
Difficile de résumer des histoires très différentes et singulières. Cependant, toutes ont un dénominateur commun : un style indéniable.
J'ai particulièrement aimé "La maison d'en face". Imaginez : la vie d'un banal lotissement, des maisons rangées les unes à côté des autres, des familles qui se croisent. Parmi ces maisons, une est le théâtre de crimes abominables perpétués sur des enfants. Lorsque la vérité est révélée comment continuer à vivre en sachant que l'on a été si proche de ces crimes insoupçonnés. Impossible de vendre, de partir, il ne reste plus qu'à se protéger en fermant les volets qui donnent sur... la maison d'en face. Un jour des travaux sont entrepris dans la maison de l'horreur. Pour cacher la vue aux curieux malsains, une bâche peinte est fixée sur l'édifice... "à la place de la maison du monstre, se déployait un paysage champêtre, avec un arc-en-ciel et, au milieu, un enfant jouant au cerf-volant."
La première nouvelle intitulée "Sacrée Edith" met en scène avec brio la paranoïa de la Mère Delage qui deviendra pyromane. La loufoquerie absurde du fan de Céline Dion dans "Affaire clause" est exquise de drôlerie. Que dire de la complicité étonnante et attachante des deux veuves de "Deux vieilles dames" ?
"La faute à Lydia" est un récit beau et émouvant lourd en repentance. Pauline Malouret journaliste d'art retrouve par hasard une amie d'enfance dont la vie à été bouleversée par la révélation de Pauline sur l'adultère de ses parents. S'ensuivent alors des évènements en cascades, jusqu'à la lettre de pardon de Lydia.
Toutes, elles sont toutes formidables ! Je ne peux que vous conseiller de télécharger de suite "Sacrée Edith" et autres nouvelles ici. au prix de 1,01 €.
J'ai été conquise (je pense que vous l'avez bien compris !!) par le talent de Françoise Colonge et m'apprête à dévorer son roman "En route, mauvaise troupe".
"Sacrée Edith", recueil de nouvelles édité chez le pure player Le Gaulois Nomade, fait partie de cette première catégorie
Françoise Colonge nous fait don d'une dizaine de nouvelles hors du commun et pourtant d'une simplicité désarmante. Toutes ont un petit je-ne-sais-quoi qui fait mouche !
Difficile de résumer des histoires très différentes et singulières. Cependant, toutes ont un dénominateur commun : un style indéniable.
J'ai particulièrement aimé "La maison d'en face". Imaginez : la vie d'un banal lotissement, des maisons rangées les unes à côté des autres, des familles qui se croisent. Parmi ces maisons, une est le théâtre de crimes abominables perpétués sur des enfants. Lorsque la vérité est révélée comment continuer à vivre en sachant que l'on a été si proche de ces crimes insoupçonnés. Impossible de vendre, de partir, il ne reste plus qu'à se protéger en fermant les volets qui donnent sur... la maison d'en face. Un jour des travaux sont entrepris dans la maison de l'horreur. Pour cacher la vue aux curieux malsains, une bâche peinte est fixée sur l'édifice... "à la place de la maison du monstre, se déployait un paysage champêtre, avec un arc-en-ciel et, au milieu, un enfant jouant au cerf-volant."
La première nouvelle intitulée "Sacrée Edith" met en scène avec brio la paranoïa de la Mère Delage qui deviendra pyromane. La loufoquerie absurde du fan de Céline Dion dans "Affaire clause" est exquise de drôlerie. Que dire de la complicité étonnante et attachante des deux veuves de "Deux vieilles dames" ?
"La faute à Lydia" est un récit beau et émouvant lourd en repentance. Pauline Malouret journaliste d'art retrouve par hasard une amie d'enfance dont la vie à été bouleversée par la révélation de Pauline sur l'adultère de ses parents. S'ensuivent alors des évènements en cascades, jusqu'à la lettre de pardon de Lydia.
Toutes, elles sont toutes formidables ! Je ne peux que vous conseiller de télécharger de suite "Sacrée Edith" et autres nouvelles ici. au prix de 1,01 €.
J'ai été conquise (je pense que vous l'avez bien compris !!) par le talent de Françoise Colonge et m'apprête à dévorer son roman "En route, mauvaise troupe".
lundi 24 septembre 2012
Welcome les frères Latour !
Les livres de Marie Potvin sont comme les bonbons fourrés à la menthe : ils sont doux en surface, puis fondants et deviennent explosifs en libérant une sensation de fraîcheur incomparable. En fait, si on n'y prend pas garde on peut vite devenir addict !
"La Naufragée urbaine", parue aux éditions Numériklivres n'échappe pas à la règle !
Bye bye les frères Grondins, welcome les frères Latour ! Chez les Latour vous avez le choix entre l'aîné Hugo le raté, qui en sa qualité de raté ne réussit rien, manipulateur voire malhonnête et le cadet Mathieu plus avantagé physiquement par la nature et brillant magnat de l'immobilier. Vu comme cela vous vous dites "Euh, le choix est vite fait !"
A ce duo détonnant, vient se joindre la charmante et bohème Flavie Lamontagne, 29 ans, diplômée en philo, serveuse dans un bar, un peu paumée toujours prête à rendre service. Justement elle va se laisser prendre au (double) jeu d'Hugo qui sous ses postures amicales et attitudes de chien battu n'a pas son pareil pour manipuler notre Flavie. Heureusement Mathieu veille au grain...
Marie Potvin réussit à merveille à faire passer des sentiments contradictoires à son héroïne. Elle conjugue les sentiments de gentillesse, de philanthropie à d'autres beaucoup plus réalistes et lucides. Le regard posé par Flavie sur son entourage est parfois sans concession ! Voyez un peu : "J'ai trop observé mes copines qui sont maman. Cernées, blafardes, nerveuses. Si la caféine se vendait en version injectable, elles se piqueraient".
J'ai écrit qu'on pouvait devenir addict des romans de Marie Potvin ? Assurément ! Le suivant est déjà téléchargé.
"La Naufragée urbaine", parue aux éditions Numériklivres n'échappe pas à la règle !
Bye bye les frères Grondins, welcome les frères Latour ! Chez les Latour vous avez le choix entre l'aîné Hugo le raté, qui en sa qualité de raté ne réussit rien, manipulateur voire malhonnête et le cadet Mathieu plus avantagé physiquement par la nature et brillant magnat de l'immobilier. Vu comme cela vous vous dites "Euh, le choix est vite fait !"
A ce duo détonnant, vient se joindre la charmante et bohème Flavie Lamontagne, 29 ans, diplômée en philo, serveuse dans un bar, un peu paumée toujours prête à rendre service. Justement elle va se laisser prendre au (double) jeu d'Hugo qui sous ses postures amicales et attitudes de chien battu n'a pas son pareil pour manipuler notre Flavie. Heureusement Mathieu veille au grain...
Marie Potvin réussit à merveille à faire passer des sentiments contradictoires à son héroïne. Elle conjugue les sentiments de gentillesse, de philanthropie à d'autres beaucoup plus réalistes et lucides. Le regard posé par Flavie sur son entourage est parfois sans concession ! Voyez un peu : "J'ai trop observé mes copines qui sont maman. Cernées, blafardes, nerveuses. Si la caféine se vendait en version injectable, elles se piqueraient".
J'ai écrit qu'on pouvait devenir addict des romans de Marie Potvin ? Assurément ! Le suivant est déjà téléchargé.
mercredi 12 septembre 2012
Faites un petit tour "Sous les toits" !
Après avoir goûté (et apprécié) cet été l'intégrale One Shot, j'ai récidivé avec "Sous les toits" de Sébastien Ayreault !
David, le protagoniste de "Sous les toits", rêve de rejoindre Bukowski, Calafarte... dans la galaxie des auteurs et David sait une chose : pour devenir écrivain il faut impérativement se dégager du temps ! Alors David enchaîne les petits boulots puis les périodes d'Assedic, traîne son ennui, son mal-être, dans les bars, dans la bière, dans la coke, ère de Paris à Kathmandu (rejoindre son pote de beuverie Le If), puis achève son voyage initiatique à Maule sur les traces de son passé.
L’atmosphère est glauque à souhait, le style est brut, sans fioriture, épuré, dépouillé. On s'attache à ce môme paumé, à sa solitude, à ses histoires sans lendemain terminées avant d'avoir été, à ses rêves, à ses espoirs...
Ce roman ne laisse pas indifférent !
Edité chez StoryLab, il est à télécharger sans plus attendre !
David, le protagoniste de "Sous les toits", rêve de rejoindre Bukowski, Calafarte... dans la galaxie des auteurs et David sait une chose : pour devenir écrivain il faut impérativement se dégager du temps ! Alors David enchaîne les petits boulots puis les périodes d'Assedic, traîne son ennui, son mal-être, dans les bars, dans la bière, dans la coke, ère de Paris à Kathmandu (rejoindre son pote de beuverie Le If), puis achève son voyage initiatique à Maule sur les traces de son passé.
L’atmosphère est glauque à souhait, le style est brut, sans fioriture, épuré, dépouillé. On s'attache à ce môme paumé, à sa solitude, à ses histoires sans lendemain terminées avant d'avoir été, à ses rêves, à ses espoirs...
Ce roman ne laisse pas indifférent !
Edité chez StoryLab, il est à télécharger sans plus attendre !
jeudi 6 septembre 2012
"Haïku" tome 2 : essai transformé !
J'ai adoré le tome 1 de "Haïku" et j'ai commencé le tome 2 avec quelques appréhensions... qui se sont très vite dissipées.
En effet, il n'est pas aisé de conserver le même rythme et la même proximité avec les personnages et dans le tome 2 tout y est ! "Haïku" n'est pas juste un polar, c'est un polar juste. Un roman tout en psychologie, humanité, cruauté et action.
Les situations s'enchaînent au millimètre, les scènes sont détaillées sans être pesantes. Eric Calatraba parvient à rendre humain l'inhumain. Le personnage blessé et complexe d'Ivan est tout à fait fascinant !
Eric Calatraba, édité chez Numériklivres, s'inscrit dans les bons auteurs de polars qu'il faut absolument découvrir. N'attendez plus et téléchargez le tome 1et 2.
Si, comme le dit le proverbe japonais* "Le clou qui dépasse appelle le marteau", à n'en pas douter Eric Calatraba risque d'avoir mal à la tête !
*Extrait du tome 1 d'"Haïku"
En effet, il n'est pas aisé de conserver le même rythme et la même proximité avec les personnages et dans le tome 2 tout y est ! "Haïku" n'est pas juste un polar, c'est un polar juste. Un roman tout en psychologie, humanité, cruauté et action.
Les situations s'enchaînent au millimètre, les scènes sont détaillées sans être pesantes. Eric Calatraba parvient à rendre humain l'inhumain. Le personnage blessé et complexe d'Ivan est tout à fait fascinant !
Eric Calatraba, édité chez Numériklivres, s'inscrit dans les bons auteurs de polars qu'il faut absolument découvrir. N'attendez plus et téléchargez le tome 1et 2.
Si, comme le dit le proverbe japonais* "Le clou qui dépasse appelle le marteau", à n'en pas douter Eric Calatraba risque d'avoir mal à la tête !
*Extrait du tome 1 d'"Haïku"
mardi 28 août 2012
"Haïku", un très bon polar populaire
Il y a les polars qu'on lit et qu'on oublie très vite et il y a ceux qui laissent des émotions, qui offrent une dimension humaine assez touchante pour qu'elle s'imprime dans notre mémoire. "Haïku" de Eric Calatraba, édité chez Numériklivres, fait partie de cette heureuse catégorie (malheureusement trop rare...).
"Haïku" (tome 1), c'est une course poursuite intense entre deux protagonistes. Raphaël, le flic, meurtri par la perte de sa mère et de sa femme, fin connaisseur de la culture nippone, adepte des arts martiaux, et d'Evrard/Ivan, le tueur, rescapé d'une tuerie familiale dont il a été témoin durant son enfance. Ce massacre va le transformer et l'enfermer (à jamais ?) dans une vengeance implacable. C'est aussi et surtout l'histoire d'une rédemption.
Le récit est extrêmement bien ficelé ! Dès les premières lignes, on est entraîné dans une aventure qui nous mène de Nice, à Lausanne, de Vladivostock à Kyoto.
L'écriture est alerte et sans fioriture mais terriblement poétique, les descriptions sont violentes parfois à la limite du supportable.
Dans les polars les digressions sont souvent soporifiques et ne nourrissent ni le texte ni la réflexion. Ici, bien au contraire, les parenthèses marquent des poses des plus intéressantes que ce soit sur l'opéra, les arts martiaux, la culture japonaise, etc.
Le tour de force de "Haïku" est aussi de faire cohabiter et se succéder avec beaucoup de talent et, semble t-il, de facilité la violence la plus noire avec la sérénité la plus profonde, la laideur la plus horrible avec la beauté la plus pure.
Cette ambivalence des personnages (tueur sanguinaire mais aussi "nez" hors pair !) et cette dualité des lieux (la cale d'un bateau transformé en "hôpital" où se déroulent les tortures les plus sordides, aux monastères inviolés des samouraïs de Kyoto), confèrent à ce roman une atmosphère unique et toute particulière.
Vivement que le numérique s'impose pour qu'un maximum de lecteurs puissent avoir la chance de découvrir un roman d'une telle qualité. "Haïku" est un vrai bon polar populaire au sens noble du terme, qu'on se le dise !
Pour ma part je suis sauvée, ma Kindle est déjà "armée" du tome 2... reste à savoir s'il sera aussi captivant que le premier ?
Affaire à suivre...
"Haïku" (tome 1), c'est une course poursuite intense entre deux protagonistes. Raphaël, le flic, meurtri par la perte de sa mère et de sa femme, fin connaisseur de la culture nippone, adepte des arts martiaux, et d'Evrard/Ivan, le tueur, rescapé d'une tuerie familiale dont il a été témoin durant son enfance. Ce massacre va le transformer et l'enfermer (à jamais ?) dans une vengeance implacable. C'est aussi et surtout l'histoire d'une rédemption.
Le récit est extrêmement bien ficelé ! Dès les premières lignes, on est entraîné dans une aventure qui nous mène de Nice, à Lausanne, de Vladivostock à Kyoto.
L'écriture est alerte et sans fioriture mais terriblement poétique, les descriptions sont violentes parfois à la limite du supportable.
Dans les polars les digressions sont souvent soporifiques et ne nourrissent ni le texte ni la réflexion. Ici, bien au contraire, les parenthèses marquent des poses des plus intéressantes que ce soit sur l'opéra, les arts martiaux, la culture japonaise, etc.
Le tour de force de "Haïku" est aussi de faire cohabiter et se succéder avec beaucoup de talent et, semble t-il, de facilité la violence la plus noire avec la sérénité la plus profonde, la laideur la plus horrible avec la beauté la plus pure.
Cette ambivalence des personnages (tueur sanguinaire mais aussi "nez" hors pair !) et cette dualité des lieux (la cale d'un bateau transformé en "hôpital" où se déroulent les tortures les plus sordides, aux monastères inviolés des samouraïs de Kyoto), confèrent à ce roman une atmosphère unique et toute particulière.
Vivement que le numérique s'impose pour qu'un maximum de lecteurs puissent avoir la chance de découvrir un roman d'une telle qualité. "Haïku" est un vrai bon polar populaire au sens noble du terme, qu'on se le dise !
Pour ma part je suis sauvée, ma Kindle est déjà "armée" du tome 2... reste à savoir s'il sera aussi captivant que le premier ?
Affaire à suivre...
mercredi 22 août 2012
Oups, j'ai dévoré un souris... et j'ai aimé ça !
L'oeil est automatiquement capté par la couverture du livre. Il a vraiment une bonne tête ce souris ! Si son ramage se rapporte à son plumage... eh bien, je vais sûrement passer un bon moment de lecture. Pour 3,99 €, on peut succomber à un coup de coeur !
Je télécharge "La Théorie du Genre" (édité chez NumérikLivres) et le lis sur ma tablette. Oui, car sur le Kindle, sans couleur, ce souris perdrait beaucoup de son charme, ne trouvez-vous pas ?
Qui est donc Hamilton le souris ? Hamilton, est un souris un peu particulier, il observe par son trou de... souris, les travers des employés du Crédit Pérenne de France. On suit les aventures rocambolesques d'une bien fine équipe : un mari Don Juan, une femme revancharde, un amant pleutre, un transsexuel, etc.
Des personnages hauts en couleur, qui se prennent les pieds dans le tapis, des dialogues qui s'enchaînent, des bons mots qui jouent au ping-pong, ça valse, ça balance, on ne s'ennuie pas une seconde ! Tout compte fait, ce roman ferait une formidable pièce de théâtre.
Au fil des pages, Hamilton nous fait partager ses réflexions tantôt drôles, tantôt philosophiques. Voyez-un peu :
"Il travaillait à son ordinateur - ici, ils disent "ordi", je n'aime pas cette façon de trancher la chair des mots. A les faire souffrir ainsi, parfois il se taisent et ne veulent plus rien dire".
" ... Les mots ont leur dignité, ils sont nombreux à refuser de collaborer, à se fédérer, à entrer en résistance. Un jour, il se pourrait que les mots suppliciés ou délaissés ne vous disent strictement plus rien.
Et, un mot qui ne dit plus rien est un mot mort. Pensez-y. Ne soyez pas des assassins des mots".
Savourez : "Encore un mariage qui avait commencé par une salle des fêtes, et se terminait en sale défaite".
Pas mal pour un souris, non ?
Bizarrement, la facilité avec laquelle André Delauré enchaîne les dialogues, décrit les situations incongrues, humanise ses personnages, insuffle une atmosphère loufoque et décalée me fait penser aux excellents romans du regretté Pascal Garnier.
Après avoir lu ce livre en tout point délicieux, je vous promets que vous ne considérerez plus les souris de la même manière !
Je vous éluarderjavinesayatnova*
* "La Théorie du Genre" lu, vous serez bilingue "souris" :-)
Je télécharge "La Théorie du Genre" (édité chez NumérikLivres) et le lis sur ma tablette. Oui, car sur le Kindle, sans couleur, ce souris perdrait beaucoup de son charme, ne trouvez-vous pas ?
Qui est donc Hamilton le souris ? Hamilton, est un souris un peu particulier, il observe par son trou de... souris, les travers des employés du Crédit Pérenne de France. On suit les aventures rocambolesques d'une bien fine équipe : un mari Don Juan, une femme revancharde, un amant pleutre, un transsexuel, etc.
Des personnages hauts en couleur, qui se prennent les pieds dans le tapis, des dialogues qui s'enchaînent, des bons mots qui jouent au ping-pong, ça valse, ça balance, on ne s'ennuie pas une seconde ! Tout compte fait, ce roman ferait une formidable pièce de théâtre.
Au fil des pages, Hamilton nous fait partager ses réflexions tantôt drôles, tantôt philosophiques. Voyez-un peu :
"Il travaillait à son ordinateur - ici, ils disent "ordi", je n'aime pas cette façon de trancher la chair des mots. A les faire souffrir ainsi, parfois il se taisent et ne veulent plus rien dire".
" ... Les mots ont leur dignité, ils sont nombreux à refuser de collaborer, à se fédérer, à entrer en résistance. Un jour, il se pourrait que les mots suppliciés ou délaissés ne vous disent strictement plus rien.
Et, un mot qui ne dit plus rien est un mot mort. Pensez-y. Ne soyez pas des assassins des mots".
Savourez : "Encore un mariage qui avait commencé par une salle des fêtes, et se terminait en sale défaite".
Pas mal pour un souris, non ?
Bizarrement, la facilité avec laquelle André Delauré enchaîne les dialogues, décrit les situations incongrues, humanise ses personnages, insuffle une atmosphère loufoque et décalée me fait penser aux excellents romans du regretté Pascal Garnier.
Après avoir lu ce livre en tout point délicieux, je vous promets que vous ne considérerez plus les souris de la même manière !
Je vous éluarderjavinesayatnova*
* "La Théorie du Genre" lu, vous serez bilingue "souris" :-)
mardi 21 août 2012
N'attendez plus, lisez "L'attente"
"L'attente" est le premier roman de Catherine Charrier paru aux éditions Kero. Annoncé comme étant LE livre in-con-tour-na-ble de l'été. Eh bien je l'ai lu !
Pour acheter le premier roman d'un auteur que l'on ne connait pas, il faut passer un cap : celui du prix ! Ce n'est pas anodin... Est-ce que ce livre vaut la peine d'investir 15 euros ?
Au cours de mes (fructueuses) investigations j'apprends que le livre paraît aussi au format numérique à... 6,99 euros disponible sur le store d'Apple.
Cela tombe bien car ma bibliothèque iBooks est un peu maigrelette. Ni une, ni deux voilà mon livre téléchargé et lu dans la foulée !
Sur le roman...
Féministes à l'âme sensible, ne lisez pas ce qui suit, ces lignes sont de nature à vous faire sortir de votre torpeur estivale !
J+3300
...
Pourquoi banalise-t-on le divorce ? Pourquoi dit-on qu'on peut le faire bien, intelligemment, qu'il vaut mieux une union bancale que vouée à l'échec ? C'est faux. C'est la plus grande bévue de la société de ce début de millénaire. J'ai l'impression d'un leurre, d'une gigantesque duperie, j'ai l'impression que l'époque a commis là le récit social le plus aberrant de l'histoire de l'humanité. Les parents doivent souper de leur échec jusqu'à l'écoeurement plutôt que d'infliger cela à leurs enfants. On fabrique une génération de petits blessés graves, d'handicapés à vie, d'amputés du bonheur familial. 30 % de blessés graves. 50 % à Paris. On ne dit pas la vérité. La vérité c'est le désarroi d'une adolescente, un gouffre d'angoisse insondable. La vérité c'est le cri déchirant d'une petite fille de 10 ans qu'on assassine.
...
Alors qu'on va vivre quatre-vingt-dix-ans, dont soixante en couple, on refuserait aux enfants qu'on engendre ces dix à quinze années de continuité, de patience, censées les mener à l'adolescence.
Personne ne partage cela sans doute. Personne ne songe à rendre obligatoire le fait de conduire ensemble à l'âge adulte les enfants qu'on a conçus ensemble, sauf cas de force majeure, de violence. C'est singulièrement rétrograde. Je crois que je ne penserai plus jamais autrement...
Sur le format numérique
Pour acheter le premier roman d'un auteur que l'on ne connait pas, il faut passer un cap : celui du prix ! Ce n'est pas anodin... Est-ce que ce livre vaut la peine d'investir 15 euros ?
Au cours de mes (fructueuses) investigations j'apprends que le livre paraît aussi au format numérique à... 6,99 euros disponible sur le store d'Apple.
Cela tombe bien car ma bibliothèque iBooks est un peu maigrelette. Ni une, ni deux voilà mon livre téléchargé et lu dans la foulée !
Sur le roman...
- C'est l'histoire d'une double vie, d'une promesse de quitter sa femme au bout d'un an de relation. L'année passe et... Je vous invite à découvrir la suite !
- C'est effectivement un bon roman, d'une auteure cultivée qui cherche à démontrer aux lecteurs qu'elle est une écrivaine, une Vraie.
- Les pages sont très bien écrites et plaisantes à lire. Catherine Charrier nous assène un réquisitoire sur le divorce lorsque Marie, doit annoncer sa séparation à ses deux filles.
Féministes à l'âme sensible, ne lisez pas ce qui suit, ces lignes sont de nature à vous faire sortir de votre torpeur estivale !
J+3300
...
Pourquoi banalise-t-on le divorce ? Pourquoi dit-on qu'on peut le faire bien, intelligemment, qu'il vaut mieux une union bancale que vouée à l'échec ? C'est faux. C'est la plus grande bévue de la société de ce début de millénaire. J'ai l'impression d'un leurre, d'une gigantesque duperie, j'ai l'impression que l'époque a commis là le récit social le plus aberrant de l'histoire de l'humanité. Les parents doivent souper de leur échec jusqu'à l'écoeurement plutôt que d'infliger cela à leurs enfants. On fabrique une génération de petits blessés graves, d'handicapés à vie, d'amputés du bonheur familial. 30 % de blessés graves. 50 % à Paris. On ne dit pas la vérité. La vérité c'est le désarroi d'une adolescente, un gouffre d'angoisse insondable. La vérité c'est le cri déchirant d'une petite fille de 10 ans qu'on assassine.
...
Alors qu'on va vivre quatre-vingt-dix-ans, dont soixante en couple, on refuserait aux enfants qu'on engendre ces dix à quinze années de continuité, de patience, censées les mener à l'adolescence.
Personne ne partage cela sans doute. Personne ne songe à rendre obligatoire le fait de conduire ensemble à l'âge adulte les enfants qu'on a conçus ensemble, sauf cas de force majeure, de violence. C'est singulièrement rétrograde. Je crois que je ne penserai plus jamais autrement...
Sur le format numérique
- Bonne idée d'offrir le premier chapitre à télécharger gratuitement. Cela aide le poisson-lecteur à mordre à l'hameçon !
- Deuxième (très) bonne idée : proposer le livre au format numérique à un prix réellement attractif (6,99 €) par rapport à la version papier (15 €).
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