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samedi 6 décembre 2014

Vous avez dit Kamishibaï ? Quésaco ? Les "Comptines du pousse-pousse" dévoilent tout !

Le Salon du Livre de la Jeunesse de Montreuil est souvent l'occasion de découvrir des activités méconnues voire inconnues autour du livre, de s'informer sur les nouveautés, de faire de belles rencontres (normal puisque les gens qui y déambulent sont des aficionados purs et durs !)...

Cette année encore ma journée a été très riche... Parmi les agréables surprises du jour, mon entrevue avec Hélène Bazin des "Comptines du pousse-pousse". Hélène est une charmante et talentueuse artiste qui propose des lectures de contes pour les enfants de 2 à 5 ans. Jusqu'ici vous vous dites "Bon d'accord, c'est bien gentil mais c'est pas nouveau !" Eh, bien détrompez-vous ! Hélène réinvente la lecture du conte en utilisant une technique japonaise ancestrale : le Kamishibaï. Vous faites moins les malins d'un coup ! Ma conteuse a eu la gentillesse de bien vouloir se prêter au jeu des questions/réponses pour éclairer mon ignorance. Portrait.

Votre discipline est des plus mystérieuses ! Qu'est-ce que le Kamishibaï ?
Le Kamishibaï est une lointaine technique japonaise pour conter basée sur des images défilant au milieu d'un petit castelet en bois peint. Cela signifie "théâtre de papier". C'est un outil pédagogique d'une grande richesse, qui favorise l'ouverture vers le langage et la communication et procure aux enfants des moments riches en émotion.

Sous quelle forme se présente cette technique ?
A l'intérieur d'un castelet en bois, je fais défiler des planches illustrées tout en racontant l'histoire. Je crée et illustre moi-même mes propres contes et je façonne des marionnettes que j'intègres à mes contes.
Castelet avec planches illustrées. © Hélène Bazin


Planche illustrée par la conteuse Hélène. © Hélène Bazin

Hélène est souriante avec à la fois un mélange de douceur et de dynamisme.

Quel est votre parcours ? Comment devient-on "conteuse" ?
Je suis éducatrice de jeunes enfants, diplômée des Beaux-Arts. Dans le cadre de mon travail, j'ai beaucoup raconté aux enfants : j'aime donner vie aux différents personnages d'une histoire, en prenant des voix, des accents, des tonalités différentes, selon les caractères de chacun. J'ai eu la chance de participer à des stages de grande qualité sur le thème du conte avec «Enfance et Musique». Par ailleurs, en tant que plasticienne, j'ai toujours dessiné, illustré, modelé...

Quelles attitudes les enfants adoptent-ils lors de la lecture d'un conte ?
Petite anecdote encourageante et très agréable pour moi : Au cours d'une de mes représentations, l'histoire que je racontais était ponctuée d'exclamations de surprise, d'émerveillement, de plaisir, des enfants qui m'écoutaient.

Concrètement comment se déroule une séance avec les enfants ?
Les enfants se posent, deviennent très attentifs et dans le calme l'histoire commence... Ce sont de petits spectacles ambulants et autonomes. Chaque histoire dure environ 15 minutes et est composée d'une douzaine d'illustrations. Chaque séance accueille environ une vingtaine d'enfants. Actuellement 3 contes sont disponibles.

Mais au fait, pourquoi ce nom "Les comptines du pousse-pousse" ?
Je me suis appelée « Les comptines du pousse-pousse » car, il s'agissait autrefois de troubadours japonais, qui poussaient leur vélo de villages en villages avec leur castelet dessus, pour faire des représentations aux villageois.

Les couleurs, les traits, les expressions... © Hélène Bazin

j'adore ses dessins ! © Hélène Bazin

Je pense que c'est une excellente manière d'aborder la lecture, de susciter et de développer l'intérêt et le goût des livres et des histoires chez les enfants. Hélène Bazin intervient dans les librairies, les médiathèques, bibliothèques, crèches, jardins d'enfants, écoles maternelles, hôpitaux...

Je passerais des heures à vous parler des nombreuses activités d'Hélène (notamment l'atelier de création de marionnettes...) Afin de poursuivre ce premier échange avec elle, n'hésitez pas à lui adresser un email, elle se fera un plaisir de tout vous expliquer en détail !

mardi 25 novembre 2014

Avec Bibliothèques Sans Frontières, débarrassez-vous de vos livres en faisant une BONNE ACTION

La rentrée littéraire est passée laissant des kilos de papier stockés sur vos étagères qui débordent dangereusement. Noël arrive et vous allez encore crouler sous les livres... Le moment est peut-être venu d'entreprendre un petit régime minceur, une diète salutaire voire de recourir à une sévère "liposuccion livresque" pour les cas les plus désespérés... Je vais vous y aider moi, à perdre tous ces abominables kilos de papier !

Et pour cela, je ne vais rien vous vendre ! En fait, vous allez juste vous libérer en faisant une bonne action avec Bibliothèques Sans Frontières. C'est la principale ONG qui vient en appui aux bibliothèques dans le monde francophone. Vous comprenez que vos livres seront les bienvenus !


Bibliothèques Sans Frontières collecte chaque année près de 100 000 ouvrages auprès de bibliothèques, d’institutions et d’entreprises. Mais pour permettre à BSF de proposer à ses bibliothèques partenaires un choix de livres aussi large que possible, BSF récupère aussi les livres des particuliers comme vous et moi. L'organisation a mis en place le projet « Aux livres citoyens ! » afin d’établir un maillage de boites de collecte de livres, en partenariat avec la Mairie de Paris et les mairies d'arrondissement.

Si vous souhaitez faire don de vos livres et les voir rejoindre les bibliothèques du monde entier (Europe, Afrique, Asie...), suivez le mode d'emploi ci-dessous. C'est très simple ! Tout tous les cas ont été prévus.

Si vous êtes à Paris ou en proche banlieue, vous pouvez déposer vos livres dans les points de collecte. La liste est ici.
Si vous habitez hors région parisienne, adressez un email ou appelez le 01.43.25.75.61 (de 10h à 17h du lundi au vendredi), pour connaître la date de la prochaine collecte nationale de Bibliothèques Sans Frontières.

Pour ces deux options, avant de déposer vos livres dans un lieu de collecte choisi, remplissez ce formulaire en ligne, afin d'enregistrer votre dépôt.

Le service "plus-plus"
Si vous êtes en région parisienne hors départements 77, 91 et 95, les équipes logistiques de BSF peuvent venir chercher les livres chez vous ! Ce déplacement se fait dans une limite de 10 cartons de livres. Si cette option vous intéresse, remplissez ce formulaire d'enlèvement en ligne. et vos petits livres chéris partiront dans les 3 semaines suivantes...

Avant de donner vos livres, quelques consignes à observer :
  • Ne donnez pas de livres annotés (personne n'a besoin de lire vos remarques si pertinentes soient-elles !)
  • Veillez à ce que vos livres n'aient pas de pages déchirés (il peut être frustrant de ne pas pouvoir lire les pages les plus croustillantes !)
  • Assurez-vous qu'ils aient bien un code ISBN ou un code barre (à moins qu'ils soient issus de la bibliothèque de l'arrière grand-père, ils doivent normalement en avoir un...)
Ne donnez pas :
  • de manuels scolaires (trop barbants... on préfère les BD et les romans !)
  • de guides touristiques (les infos changent, changent... on arrive et l'hôtel est fermé depuis 2 ans !)
  • d'ouvrage de prosélytisme religieux (ouille, ça brûle !)
  • d'ouvrage de droit de plus de 3 ans (il serait dommage d'apprendre un code civil périmé !)
  • d'ouvrages scientifiques de plus de 10 ans (sauf ouvrages de références).

Vous avez à présent toutes les cartes en main pour vous y mettre. Bons cartons !

Pour tout connaître des programmes (la Khan Academy, les Voyageurs du code, Ideas Box...), et pourquoi pas devenir bénévole* ? toutes les infos sur Bibliothèques Sans Frontières ici.
Le designer Philippe Starck à conçu l'Ideas Box

Projet formidable dont il faut absolument que je vous parle... 

* Vous rencontrerez des gens engagés et très sympathiques !

vendredi 21 novembre 2014

Prix littéraires : faites-votre choix... ou pas !

C'est tout chaud, c'est de ce matin ! Extrait du journal Le Parisien, cet article de Pierre Vasseur peut vous aider à vous y retrouver dans la jungle des prix littéraires de la rentrée. Le journaliste dresse un classement succinct des livres récompensés en trois catégories, simples et efficaces, "formidable", "pas mal" et "bof".

Si vous suivez cette saga littéraire annuelle ce classement peut vous intéresser. Cela tombe à point nommé, car il est pour vous amis lecteur ! Pour ma part, n'étant pas fan des livres labellisés comme des saucisses de Morteau ou autre jambon de Bayonne, je préfère renifler de-ci de-là, dans les librairies (physiques ou numériques), mes propres pépites et (re)découvrir un auteur, sans que la mode du moment ne m'impose un choix.

Ceci dit, "Charlotte" de David Foenkinos, Renaudot et Goncourt des lycéens, me fait de l'oeil déjà depuis plusieurs mois. Cependant, je vais sagement attendre que l'engouement collectif né de la surexposition médiatique s'estompe avant d'y goûter...

Article du Parisien du vendredi 21 novembre 2014

mercredi 13 août 2014

Petit partage entre amis... visite chez Dostoïevski à Saint-Pétersbourg

C'est à deux pas des métros Vladimirskaya et Dostoïevskaya que se trouve l'appartement où Fiodor Dostoïevski a passé les dernières années de sa vie, de 1878 jusqu'à sa mort, en 1881. Le modeste logement (l'écrivain a toujours été dans des situations économiques inconfortables), reflète bien le mode de vie d'alors, présente quelques objets personnels et propose à l'étage des expositions temporaires ayant rapport avec la vie et l'oeuvre de l'auteur.

Pendant le régime soviétique, les pièces furent aménagées en appartement communautaire. L'appartement avait donc subi de nombreuses adaptations ! C'est à la fin des années 60, qu'il fût restauré, selon les écrits et témoignages retrouvés.

Une fois n'est pas coutume, je vous propose une rapide visite du musée-appartement de l'inoubliable auteur, entre autres, de "Crime et châtiment", "L'Idiot", "Les Frères Karamazov"... Fiodor Dostoïevski.
Portrait de Fiodor Dostoïevski. 


De la fenêtre de son cabinet de travail,
l'écrivain pouvait voit l'église orthodoxe
Notre-Dame-de-Vladimir. Il louait toujours
des endroits avec vue sur un clocher !

L'entrée du dernier lieu où il vécut est à
Kouznetchny per 5/2, dans le centre historique.
C'est à présent un musée dédié à son oeuvre. 

Entrée où l'on retrouve son chapeau.
Vestige conservé sous cloche !

Cabinet de toilette. Simple et rudimentaire.

Bureau sur lequel Dostoïevski a écrit
"Les Frères Karamazov". Il travaillait de 23 h à l'aube.

Bureau de sa femme, Anna Grigorievna, qui recopiait,
éditait et vendait tous ses livres.


La salle à manger,

et le salon.

La salle de jeux de ses enfants.

La poupée achetée pour sa fille Sophie, morte à 3 mois.



Boîte à tabac

Il reste peu d'objets personnels de Fiodor hormis, son chapeau noir et cette émouvante boîte à tabac (qu'il fumait comme un pompier surtout en écrivant).

Le jour de son décès, sa fille griffonna dessus en souvenir : "Aujourd'hui, papa est mort".
Si vous voulez en connaître un peu plus sur la vie de cet auteur exceptionnel, je vous invite à lire un très beau texte publié sur la République des Lettres, c'est ici.

jeudi 16 mai 2013

Trois livres pour découvrir l'Erythrée et Asmara

Il existe des pays qui incitent plus à la rêverie que d'autres. Ceux qui ont su garder les stigmates du passé offrent des traits d'union précieux entre le passé et le présent. Asmara, capitale de l'Erythrée, en est un bon exemple.

L'Erythrée est cette petite langue de sable qui borde la mer Rouge, située au nord du Soudan, au sud de l'Ethiopie peuplée par un peu plus de six millions d'âmes. Ce petit pays est fascinant. Il garde l'empreinte laissée par les années de colonisation italienne. L'horloge s'est arrêtée... L'architecture y est encore remarquablement bien conservée.

J'invite tous les mordus d'architecture, à se procurer (je sais, ce sera difficile car ce livre se fait rare), "Asmara, Africa's secret modernist city", paru en 2003, aux éditions Merrell. C'est un ouvrage vraiment fabuleux, extrêmement bien documenté ! Il explique les racines Erythréennes, raconte l'histoire d'Asmara de 1889 à 2002 et détaille l'architecture de de 1889 à 1991 : les différentes influences architecturales, les architectes qui ont été à l'origine de la "re-création" de la ville, les plans des quartiers, des bâtiments publics, privés et des photos à foison.

Couverture, livre paru uniquement en anglais
Quatrième de couverture.
Je ne résiste pas à l'envie de partager avec vous quelques unes de ces photos qui vous donneront une petite idée de ce livre exceptionnel. La qualité (des photos) laisse à désirer...

Bâtiment du Ministère du Tourisme en 1935...

et aujourd'hui.

Station service Agip de 1937

Cinéma Impero de Mario Messina, de 1937

Bon, ça c'était le côté "carte postale". Il est difficile de pénétrer cette contrée tenue d'une main de fer, depuis une vingtaine d'années, par Issaias Afeworki. Comment décrire le monsieur ? Il a été le meneur de l'indépendance, le libérateur puis il s'est laissé gagner par le virus de la dictature (comme beaucoup d'autres de ses "confrères"...).


Couverture du livre, paru en 2012

Pour bien comprendre le contexte politique, économique et social de L'Erythrée, lisez "Les Erythréens", livre paru chez Rivages de Léonard Vincent, journaliste qui s'intéresse beaucoup à cette partie de la Corne de l'Afrique.

Ce livre est écrit comme un roman, c'est un reportage sur un pays meurtri (la liberté de la presse y est interdite depuis 2001) face à son histoire. L'auteur y décrit la souffrance de ce peuple, les rencontres avec les réfugiés clandestins, les émigrés partis vers les Etats-Unis, le Canada ou la Suède laissant leur famille sous le joug de la police.

C'est un livre témoignage bien écrit, intéressant et enrichissant.

Léonard Vincent suit un blog (à ne pas manquer) sur l'Erythrée. A consulter ICI.

Autre vision de l'Afrique, celle de Jean-Christophe Rufin. Ce roman, paru chez Gallimard en 1999, a été couronné par le prix Interallié sous le titre "Les causes perdues".
Avec "Asmara et les causes perdues", Jean-Christophe Rufin, dresse un portrait sans concession de l'engagement humanitaire. "Asmara, ancienne capitale coloniale italienne dresse encore sur le sol d'Afrique ses palais romains, ses villas toscanes et ses colonnades vénitiennes. C'est dans ce décor baroque et nostalgique, isolé du monde par trente ans de guerre civile, que débarque, en 1985, un groupe d'humanitaires français, venus porter secours aux victimes d'une invisible famine qui fait rage quelque part, loin sur les hauts plateaux arides qui entourent la ville."

Hilarion Grigorian, le narrateur de l'histoire est un  vieil homme originaire d'Arménie et habitant Asmara depuis très longtemps. Jour après jour, il suit les événements qui se déroulent autour et au sein de la mission, grâce à son employé Kidane qui joue le rôle de rapporteur et s'immisce dans la vie personnelle de Grégoire, le responsable des opérations humanitaires, d'Esther, aimée de ce dernier, ainsi que des autres membres de l'équipe. Querelles internes, passions intimes, manipulations politiques, rien ne lui échappe...
Au format poche, Folio n° 3492


Avec ces trois livres très différents, j'espère vous avoir donné envie d'en connaître un peu plus sur ce pays et cette capitale. Peut-être même d'y aller faire un tour ! D'ailleurs, je vous ai trouvé un petit hôtel...

Selam Hôtel, Via Oriani, rebaptisée Maryam Gmbi Street, depuis l'indépendance... ou la dictature.
et sa salle à manger, années 30' pur-jus
Bon voyage !

samedi 27 avril 2013

Aujourd'hui, c'est la fête des libraires !

Pour la quinzième années, les libraires indépendants fêtent leur métier. A cette occasion des roses et des livres seront offerts dans les librairies qui participent à l'événement en France et en Belgique. Pour tout savoir sur cette journée du livre, c'est ici.

Pour soutenir ce mouvement, Le Parisien magazine, met à l'honneur des libraires (pas uniquement parisiens) et dévoile comment ils parviennent à se diversifier pour attirer et fidéliser la clientèle.

Gérard Collard, libraire à Saint-Maure

Les libraires passent à l'action !


Livres version "cave à vin"

Livres version "thé et cheesecake"

A n'en pas douter, les futurs libraires devront impérativement se mettre au marketing...

jeudi 21 février 2013

Comment vendre des livres numériques ?

Au Labo de l'Edition, espace dédié au numérique à Paris, Vincent Marty, directeur général de Dilicom et en charge du projet MO3T, a tenté de répondre à l'épineuse et très intéressante question : comment vendre des livres numériques ?



Parmi les participants, on comptait des éditeurs et libraires indépendants. Chacun avec des problématiques et craintes bien particulières.

Pour les éditeurs : comment distribuer nos livres ? sur quelles plateformes ? peut-on échapper aux mastodontes (Amazon et Apple) ? fichiers avec ou sans DRM ? etc.

Pour les libraires : quel intérêt pour un client d'aller chez son libraire de quartier pour télécharger un livre ? quels investissements doit-on réaliser pour quelle rentabilité ? allons nous devenir des vendeurs de chez Darty ? etc.

Nous étions dans le concret, le tangible, le factuel !
Des questions vraies !
Le postulat de Vincent Marty est de dire : "Si l'on ne tente pas maintenant de comprendre notre environnement et son évolution et de bâtir un projet qui prend en considération les différents acteurs de la chaîne du livre, pour essayer de faire en sorte que chacun y trouve une opportunité, il est certain que l'avenir ne sera pas rose."

Les débats de la matinée ce sont donc orientés sur :

Les freins :

* Le taux de pénétration des appareils connectés.
* La technique.
* L'offre de livres numériques.
* La différence de prix entre les versions papier et numérique.
* La présence de "big players" détaillants.

Les solutions proposées aux libraires pour vendre les livres, parmi lesquelles :

leslibraires.fr
Fondé à l'initiative de la librairie Dialogues, à Brest, le site leslibraires.fr a pour but de permettre de retrouver sur Internet ses libraires préférés, leur atmosphère particulière, la qualité de leur servie et de leurs conseils, leur choix et leurs spécificités.
C'est un véritable réseaux de libraires indépendants, qui proposeront un très large choix de livres neufs, mais aussi de livres anciens, rares ou d'occasion.

epagine.fr
ePagine permet à tout libraire de vendre en magasin et sur Internet l’ensemble de l'offre papier et numérique des éditeurs. Les libraires peuvent vendre dès maintenant des livres numériques et les lecteurs achètent leurs livres numériques aux libraires.
Pour cela, il suffit juste de choisir une libraire au moment de la création de son compte. C'est la librairie choisie qui reçoit le paiement.

ou encore numilog.com et tea-ebook.com.

Autre solution mise en place pour les libraires : le Hub Numérique Dilicom. Il s'agit d'un réseau en étoile qui relie les distributeurs et les libraires en un seul point.
Le Hub offre une palette de services complète basée sur la mutualisation des coûts, schématisée ainsi :


Le Hub permet de gérer les différentes transactions nécessaires au développement du commerce de produits dématérialisés :
  • Fourniture des métadonnées collectée auprès des plateformes de distribution
  • Transmission des commandes des revendeurs vers les différentes plateformes de distribution.
  • Livraison des liens destinés aux consommateurs finals des plateformes de distribution vers les revendeurs.
  • Reporting pour faciliter le service-après vente (SAV) assuré par les revendeurs.
Il ne se substitue pas aux entrepôts de données ni aux plateformes de distribution qui conservent leurs prérogatives. Il ne propose pas non plus de solution logicielle "clé en main" à destination des revendeurs.
Il permet à un utilisateur de multiplier les connexions avec les fournisseurs ou les revendeurs tout en utilisant un point d’accès unique avec le même protocole de communication et en choisissant une fois pour toutes le format des transactions, etc.
La documentation technique du Hub Numérique Dilicom est consultable ici.

Reste à savoir combien ces adaptations coûteront aux libraires indépendants économiquement déjà très fragiles et surtout pour quelle rentabilité ?...

mardi 29 janvier 2013

De la nécessité de la liseuse au retour des "Héros, ça s'trompe jamais", saison 2

Quand on prépare sa valise pour un voyage c'est sans cesse la même rengaine, sélectionner les bons vêtements et les bonnes chaussures pour s'alléger au maximum. Avant, c'était pareil pour les livres, ne prendre que des poches qui ne craignent rien, pas trop épais, différents styles pour éviter l'ennui... mais ça c'était avant ! Avec mon Kindle, je ne me pose plus la question, je télécharge à tout va (ensuite je lis sur ma liseuse ou ma tablette). J'embarque une dizaine de livres, légers comme des plumes et je navigue de l'un à l'autre au gré de mon humeur, de mes envies...

Le jour où les lecteurs auront compris la plus value de ces nouveaux outils, le numérique décollera en flèche tant ils deviennent indispensables une fois que l'on y a goûté. Je me souviens des sacs à dos chargés de livres et je sais que pour rien au monde je ne reviendrais en arrière !

Alors qu'avais-je emporté dans ma "musette électronique" ?
  • La suite de la série des "Les héros, ça s'trompe jamais" de Marie Potvin, chez Numériklivres.
  • "La Place du mort" de Pascal Garnier, chez Zulma.
  • Trois romans de la palpitante Laura Sadowski, chez Odile Jacob, "Sanglante, sera ta fin", "La géométrie du tueur" et "Les enquêtes de Mathew Leuck" (tome 1). Une belle découverte, dont nous reparlerons plus longuement tant cette auteure me donne des frissons !
Commençons aujourd'hui par "Les héros, ça s'trompe jamais" de Marie Potvin, la saison 1 avait retenue mon attention tant par la fraîcheur du texte que par les personnages attachants mis en scène.

C'est toujours difficile de reprendre la suite d'une série après plusieurs mois ! Ce sont les mêmes interrogations : allons-nous retrouver la même proximité avec les personnages ?, l'auteur n'est-il pas essoufflé ?, a t-il su trouver les bons ressorts après 6 précédents épisodes ?...

Dans la saison 2, la saga de la famille Grondin monte en puissance et s'étoffe en évitant les écueils de la caricature facile. Ainsi, on reprend aisément le cours des péripéties des personnages, de nouveaux venus font leur apparition insufflant un nouvel élan, les histoires sont crédibles, les personnages ont de l'ampleur et de la densité.

Alors, quoi d'neuf ?

Cette nouvelle saison se concentre sur un p'tit nouveau, Étienne Grondin, cascadeur de son état et cousin des (déjà) légendaires Max et Philippe. Son retour au bercail ne fait pas que des heureux ! Notamment pour Sylvain, lui aussi légendaire mais version « tocard » qui se voit, une fois encore, confronté à ce cousin plus brillant, plus courageux, trop envahissant… « trop tout » quoi !

Marie Potvin, renforce aussi la présence du ténébreux et versatile Erick Fiore, agent d’artistes, qui met sa carrière en stand-by, pour se rapprocher de sa sœur Julia… Suzie, la sœur de Sophie et belle-sœur de Philippe, intègre aussi le cercle des Grondin.

Tout ce beau petit monde valse bien ensemble, tout est bien cadencé (la longueur des chapitres, le rythme, l'alternance des scènes), la chorégraphie est bien huilée. On a qu'une seule envie, que cela continue ! 

Si vous avez été séduits par la saison 1, vous aimerez la saison 2 !

Seul petit regret : c'est trop court !!

A quand la suite ??

Des couvertures toujours extrêmement soignées... c'est très agréable !
Elle est pas jolie ma bibliothèque iPad :)
Version Kindle... c'est autre chose !

lundi 7 janvier 2013

De bons textes, de belles couleurs pour Les éditions du Sonneur !

Les petites couvertures acidulées, c'est le signe distinctif des Editions du Sonneur. Il n'y pas que les couvertures qui soient dignes d'intérêt, les textes publiés le sont tout autant !

Fondée en 2005 par Valérie Millet, cette petite maison d'édition, a la bonne idée de publier des textes inédits, oubliés ou méconnus.

Catalogue des Editions du Sonneur
Des livres sur des thèmes très variés

Pour ma part, j'ai plus particulièrement apprécié :

"Le requiem de Terezin" de Josef Bor. Ce livre conte l'histoire extraordinaire de Raphaël Schächter, pianiste et chef d’orchestre tchécoslovaque, qui durant son internement au camp de Terezin parviendra à répéter et à faire jouer le Requiem de Verdi, avant sa déportation à Auschwitz.

"Qui a assassiné Mozart et autres énigmes musicales" de E. W. Heine. Si le titre (accrocheur) est tourné vers Mozart, c'est la fin de plusieurs virtuoses qui est passée à la loupe. Ainsi, on apprend qui à décapité Haydn, ce que cachait le silence de Paganini, qui a secouru Berlioz et qui a envoyé Tchaïkovski à la mort. Avouez que le programme n'est pas déplaisant !

Le catalogue est vaste ! A n'en pas douter vous trouverez le texte qui vous ravira. Présentation intégrale des livres à consulter ici. Les Editions du Sonneur proposent la vente en ligne.

Deux remarques :

  • Dommage que Le Sonneur ne propose pas (encore) le format numérique. Le format des livres s'y prêterait pourtant à merveille...
  • Ces petits éditeurs de qualité vont absolument devoir se mobiliser et s'organiser pour exister sur la toile. En effet, avec la disparition progressive des librairies indépendantes ou pas (cf. Virgin France), qui seront leurs prescripteurs de demain ? Les utilisateurs des réseaux sociaux dédiés aux livres (Babelio, lecteurs.com...) ? Les pages d'accueil des libraires en ligne déjà "squattées" par les poids lourds de l'édition ? Cette question centrale est épineuse, nous en reparlerons...

vendredi 4 janvier 2013

Si vous croisez le dernier album de "Lou !", fuyez !

Il existe des BD qui rassemblent jeunes et moins jeunes. Avec ma nièce, nous avions été toutes les deux charmées par "Lou !". Ainsi, à chaque sortie d'un nouvel album, c'était une histoire que nous allions poursuivre ensemble, échanger nos impressions sur les dessins, les coloris, l'évolution de Lou, de ses copines, de ses relations avec sa maman, sa grand-mère... Bref, c'était un pur moment de partage !

Les 6 premiers albums de "Lou !"
Aussi, je découvre avec bonheur, lors d'un passage chez mon libraire, le 6ème et dernier album paru. Sitôt vu, sitôt acheté. Les yeux fermés bien-sûr...
De retour à la maison, comme d'habitude, ma nièce se précipite dessus...
Une heure après, je lui demande ses impressions : "C'est NUL !"
Les ados étant toujours assez catégoriques dans leur jugement, la réserve est de rigueur.

Alors, à mon tour je lis "Lou !". Patatras ! Je n'arrive pas à dépasser la page 20. 
Rien ne "m'accroche", l'histoire est d'une vacuité abyssale, les dessins sont bâclés, c'est du remplissage !

Une double page que n'apporte rien...

Encore une autre...
Force est de constater que c'est un album (sorti en novembre) juste pour inonder les sapins de Noël. Une BD qui va forcément se vendre car, "Lou !" nous étions des milliers à l'acheter... les yeux fermés.

En tout cas, le 7ème album ne verra jamais les rayonnages de ma bibliothèque !

vendredi 28 décembre 2012

La love story de fin d'année de De Marque

La période de fin d'année rime inévitablement avec les envois de cartes de voeux. Cette opération, se répétant chaque année, devient un vrai casse-tête : Comment faire original ? Comment se démarquer des autres ?, etc.

De Marque, leader dans le développement de plateformes dédiées au contenu numérique, a trouvé la parade : mettre en avant leur savoir-faire et le faire savoir ! Eh bien, ils font d'une pierre deux coups :  ils utilisent leurs compétences et leur propre outil de distribution numérique.

Pour cela, ils ont concocté un livre numérique (bien sûr !) "Au royaume des livres". Un conte qui regorge  d'hu(a)mour, très joliment réalisé.

Voyez un peu le résultat en situation en cliquant ici.
Pour activer l'animation, "copier/coller" le code qui va bien : 3gy2nrakjJUdBZWo

Pour celles et ceux qui ne résistent pas à l'attente, je vous insère les images du texte.




En vous souhaitant, à toutes et à tous, de trouver votre livre charmant !

lundi 24 décembre 2012

Disco Livres : c'est ce qui s'appelle un bon plan !

Nous sommes un peu, très beaucoup même :-), dans la période des cadeaux. Si vous êtes sur Paris ou proche, allez faire un tour chez un libraire affichant des prix défiant toute concurrence sur les beaux livres. Disco-Livres est une petite boutique tout en longueur, avec des rayonnages garnis du sol au plafond !

Disco-Livres au 34 avenue du Général Leclerc - 75014 PARIS
Métro ligne 4 "Mouton Duvernet" ou bus 28, 58 et 68
Deux bonnes raisons d'y aller :
1. Vous trouverez forcément une pépite à vous mettre sous la dent.
2. Vous ressortirez sans être ruiné !

Ma dernière "folie", "Femmes designers, un siècle de créations", de Marion Vignal, paru chez Aubanel, affiché à 45,00 € et payé (la somme astronomique) de 12,50 € !

Un live à 45,00 €
acheté 12,50 € sous emballage !
Allez, je ne résiste pas à l'envie de vous glisser la page consacrée à Gae Aulenti, décédée récemment...


Les livres sont neufs et vendus sous emballage.

Les libraires sont sympathiques, vous pouvez flâner des heures et feuilleter à loisir. Tous les thèmes sont représentés : la mode, l'architecture, la peinture, les voyages, les civilisations, l'astronomie, la cuisine de France et d'ailleurs, etc. Il y en a pour tous les goûts, pour les grands et les petits.

Je vous souhaite à toutes et à tous un excellent Noël !